10/09/2012

Notre trésorier, Alain PIGNON a les honneurs de Midi Libre

Alain Pignon Carcassonne.jpg
Alain Pignon apprécie le calme du musée des Beaux-arts, situé dans
la ville basse carcassonnaise.
Photo: Nathalie Amen-Vals / Midi Libre
----------
Notre trésorier fait découvrir
Carcassonne aux lecteurs de Midi Libre
---------
Viens dans ma ville
Un lecteur fait découvrir la Cité où il a élu domicile.
Cette semaine, Alain Pignon,

parle de l'audoise à qui Eicher et Djian ont consacré un disque
.


Cinq cent cinquante kilomètres. Une sacrée trotte. C'est la distance à parcourir pour rejoindre le Carcassès, au départ de Châtellerault dans la Vienne, département natal d'Alain Pignon. "Mon père, employé à la SNCF, me racontait qu'un monsieur y prenait souvent le train pour descendre dans l'Aude manger un cassoulet". Carcassonne résonne alors dans les oreilles du petit picto-charentais. "J'étais intrigué par le long trajet fait par cet homme, tout ça pour un déjeuner." Rien ne lui laisser présager à l'époque qu'il allait se marier avec une carcassonnaise et épouser par la même occasion la Cité médiévale, devenant lui aussi un fondu du plat à base de haricots blancs.

"La Ville se compose de deux coeurs, qui ne sont pas duels"

En s'intéressant de plus près à sa ville d'adoption, Alain Pignon s'est forgé une réputation de fin connaisseur. De passionné. Quasi incollable. Si bien qu'il a même lancé un blog de chroniques où il s'amuse d'anecdotes et d'histoires du jour comme d'antan. "L'image de la belle endormie, que j'avais de la Cité à mon arrivée, s'est vite estompée". Il prend une part active dans l'Association des Amis de la Ville et de la Cité de Carcassonne. "Grace à Jean Cazaux, un érudit, j'ai beaucoups appris", reconnait l'agent immobilier. Notamment à apprécier à sa juste valeur la ville basse, la Bastide Saint-Louis. Ce quartier plus méconnu se distingue de la partie haute, Cité fortifiée fièrement dressée à 150 mètres d'altitude. "Carcassonne se compose de deux coeurs. Ils ne sont pas duels mais se complètent. Quand on n'est pas d'ici, on ignore que bât aussi une ville sur la rive gauche de l'Aude". Et pourtant. En contre bas des remparts classés, la vie grouille. S'ouvrent sur des bâtisses, des hôtels particuliers, témoins d'une époque faste. La place Carnot est le point de ralliement des rues et traverses rectilignes, qui se coupent à angle droit: "Dans cette configuration, on croise toujours quelqu'un avec qui causer". C'est là qu'Alain Pignon a ses habitudes. Il s'installe à la brasserie Chez Félix, " dans le petit salon, un recoin qui fait un peu théâtre, où l'on n'est pas vraiment vu et où l'on peut observer". Il écoute les voix, la rumeur, les humeurs du jour, "tâte le pouls". Et lorsqu'il veut s'échapper des bruits alentours, va se promener sur l'ile de la Cité, la passerelle entre la ville haute et la Bastide. Le projet d'un jardin extraordinaire s'y précise. Un poumon vert entre deux rives, entre deux coeurs.
_____________________

La Cité médiévale:
la découverte d'un site majeur et majestueux


S'il est un conseil que donne Alain Pignon, c'est d'arpenter d'un pas léger la ville haute de Carcassonne, située sur la rive droite de l'Aude, "une splendeur" dont les origines remontent à la période gallo-romaine, et classée au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1997: le château comtal, les fortifications, les tours. La Cité est dotée d'une double enceinte totalisant près de trois kilomètres de remparts et comportant 52 tours. Le château, construit au XIIe siècle, a abrité les Trencavel, les vicomtes de Carcassonne. Ne pas oublier de faire un détour par le musée lapidaire, ni par la Basilique Saint-Nazaire, ouverte toute l'année en accès libre, dont les premières pierres datent du VIe siècle.
_____________________

Le chiffre 13

Le siècle de construction de la ville basse, sous Saint-Louis. Elle prospère grâce au commerce drapier, puis est mise à sac lors de la guerre de cent ans par le prince de Galles. La Cité, elle, est épargnée.
_____________________

Insolite

La longue-vue de Napoléon
On peut la voir en vitrine du musée des Beaux-arts, rue de Verdun. "Un lieu propice au calme, un cocon, loin du brouhaha de la rue". La longue-vue, qui sommeillait depuis le XIXe siècle dans les réserves du temple de l'art, est revenue à la lumière grâce à des recherches effectuées par Alain Pignon sur le baron carcassonnais Guillaume Peyrusse. Cet instrument optique a servi à Napoléon pour surveiller sa flotille à son retour de l'île d'Elbe. L'empereur l'a léguée par la suite à son fidèle trésorier audois.
_____________________

Sacrée

Saint-Vincent et Saint-Louis
Monument majeur de la ville basse, l'église Saint-Vincent a la particularité de posséder un clocher de 54 mètres, un carillon de 54 cloches, et "la nef la plus large de France après celle de l'église de Mirepoix", précise Alain Pignon. Elle recèle aussi des statues très anciennes, autrefois entreposées à l'entrée de l'édifice, et qui, abîmées par les années, reposent à présent à l'intérieur: celle de Saint-Vincent en costume de diacre, celle de Saint-Louis, fondateur de la ville basse et celle de deux apôtres.
---------
Patricia Guipponi
---------
pguipponi@midilibre.com
---------
Article paru dans l'édition du
chroniques de carcassonne,carcassonne,midi libre
datée du 7/09/2012.
--------
www.midilibre.fr

 

Les commentaires sont fermés.